« Pourtant, la nuit montait, pareille à une fumée sombre, et déjà comblait les vallées. On ne distinguait plus celles-ci des plaines. Déjà pourtant s’éclairaient les villages, et leurs constellations se répondaient. Et lui aussi, du doigt, faisait cligner ses feux de position, répondait aux villages. La terre était tendue d’appels lumineux, chaque maison allumant son étoile, face à l’immense nuit, ainsi qu’on tourne un phare vers la mer. Tout ce qui couvrait une vie humaine déjà scintillait. Fabien admirait que l’entrée dans la nuit se fît cette fois comme une entrée en rade, lente et belle. »
A. DE SAINT- EXUPERY

Le VOL DE NUIT est un univers exaltant où l’espace a toute sa dimension et où les impressions et les sensations sont hors du commun sous réserve d’un savoir précis. Le pilote en VOL DE NUIT sera plus que tout patient, vigilant, précis, organisé, cultivé, dynamique, connaissant sa machine sur le bout des doigts et faisant corps avec l’environnement. A certains égards le vol de nuit, en conditions VFR, est plus agréable que le vol de jour : moins de turbulences, meilleure capacité à localiser les autres trafics, facilité à repérer les agglomérations, encombrement réduit des aérodromes et plaisir d’évoluer dans un environnement féerique.

Cependant, l’homme est un animal terrestre adapté aux mouvements au niveau du sol par l’intermédiaire de systèmes sensoriels auxquels il réagit par habitude. Le candidat au vol de nuit doit être averti des problèmes que lui posera cette nouvelle activité en termes de limites physiologiques.

Par ailleurs, l’exercice de cette faculté ne pourra être effectif qu’à l’intérieur d’un cadre réglementaire forcément restrictif, adapté à l’environnement aéronautique nocturne et aux performances humaines. Un pilote habitué à voler de jour n’est pas nécessairement conscient qu’il est « facile » de rentrer involontairement dans une couche nuageuse par nuit très noire, tout simplement parce qu’un tel phénomène ne peut être facilement détecté par une observation visuelle directe.

Voler par une nuit de pleine lune, n’offre guère de différence avec le jour en ce qui concerne l’orientation spatiale. En revanche, une nuit étoilée ou un ciel recouvert par une couche nuageuse impliquent l’utilisation des références instrumentales dont le candidat à la pratique du VFR de nuit doit être instruit.

vol-de-nuit-vfrLe Vol de Nuit sur Yverdon :

Sur l’aérodrome d’Yverdon-les-Bains, l’activité de vol de nuit a lieu uniquement si les conditions météo suivantes sont établies : Visibilité MNM 10 km et plafond MNM 600 m AGL. Cette activité a pour but la formation et l’entraînement des pilotes, les vols de plaisance sur les avions propriété de l’Air-Club et les avions privés, ainsi que l’accueil des avions provenant des aérodromes voisins. Cette activité est en accord avec la législation.

Conditions pour obtenir votre qualification NIT :

Pilotes qualifiés :
– PPL(A) avec rating SEP et certificat médical valables
– Pour l’emport de passagers avec les avions de l’Air Club, 3 décollages et 3 atterrissages en vol de nuit dans les trois derniers mois sont requis (RPN)

Pour l’obtention de la qualification NIT :
– PPL(A) avec rating SEP et certificat médical valables

Formation :
– Expérience MNM 5 HR en vol de nuit, dont MNM 3 HR en dual
– Navigation en campagne (durée min. 1 HR, comprise dans les 3 HR de dual)
– MNM 5 décollages et 5 atterrissages en solo